la démarche de vincent toulotte est une quête d’identité en tant que créateur. une identité qu’il cultive par un travail autobiographique et pictural.

tout d’abord les sujets, qui sont naturellement le fruit de sa propre expérience, de ses pensées intimes. il met en image ce qui le touche, aussi bien la beauté, la solitude, la frustration, la souffrance de l’esprit, la joie… une pensée qui est en mutation permanente rejoignant l’axiome d’aristote « rien n’est dans l’esprit qui fût d’abord dans les sens ».
cet empirisme, donne suite à sa création qui lui permet de parler et de poser des questions, c’est une thérapie de l’esprit qu’il opère.

vient ensuite, la représentation picturale qu’il cherche à personnaliser autant que l’unicité de l’être, pour cela, comme les pictorialistes, il manipule ses tirages afin d’obtenir un objet précieux loin de la démultiplication de masse.

il défend l’artisanat et les valeurs esthétiques qui en découlent, de ce fait tout son travail est réalisé à la main, aucune intervention numérique n’a lieu dans ses œuvres peintes. Il créé une empreinte par la fusion scénique et technique. alliance des méthodes de création (photographie, peinture), des techniques utilisées (encre, aquarelle, acrylique).

sur le plan scénique, théâtre, histoire, littérature, cinéma se retrouvent dans ses mises en scènes. certaines de ses créations présentées sous forme d’installation, permettent de sortir de leur contexte celles-ci, de ce fait, l’œuvre devient un objet décoratif qui participe à la constitution d’une scène où le spectateur va devenir, lui-même, le visiteur d’un fragment de l’esprit du créateur.